Writober 2022 jour 8

Cythérologie

 

    Fin de première année pour Elie, la géométrie spatiale n’a désormais plus de secret pour elle, enfin tout ce qui est programmé pour la première année de sa formation de future pilote.

    Un stage de fin d’année est prévu, pour les futurs pilotes et c’est en planétologie qu’ils doivent l’accomplir, et, si cela est possible, directement sur la planète concernée. Le choix du sujet d’étude se fait par tirage au sort et est exclue d’office l’aérologie, qui le nom spécifique pour l’étude de Mars.

    Chaque planète a son propre nom pour son étude, y compris pour le soleil. Nous avons donc l’héliologie pour notre étoile, l’herméologie pour Mercure, la cythérologie de Vénus, sélenologie de la Lune même si ce n’est pas une planète, la zénologie de Jupiter, la kronologie de Saturne, l’uranologie de d’Uranus et la poséidologie de Neptune. Tous ces noms proviennent de la mythologie grec et romaine, ainsi nous voyons que pour Mercure dieu chez les romains s’appelle Hermès chez les grecs d’où le nom d’herméologie.

    La Terre est, tout comme Mars, exclue du tirage au sort, devenant peu à peu une planète sanctuaire et ayant une gravité plus importante que sur leur planète, une dérogation spéciale est nécessaire pour y étudier. Pour les études des géantes gazeuses, les postes sont situés sur certains de leurs satellites comme Ganymède, Titan, Titania ou Triton. Malgré le défi et l’intérêt que présente Jupiter c’est l’astre le moins prisé par les étudiants, sa présence écrasante dans le ciel de Ganymède en perturbe sérieusement plus d’un, et nombreux sont ceux qui évitent les baises vitrées de tout leur séjour.

     Le tirage est fait et, pour Elie, ses quatre mois de stage auront lieu sur la deuxième planète du système solaire. Vénus déesse romaine de l’amour est la déesse Aphrodite des grecs. Cette dernière est sortie de la mer vers l’île de Cythère d’où le nom Cythérologie pour l’étude de la planète. Voilà pour la petite histoire, mais le séjour n’aura rien d’une partie de plaisir.

     On la considère comme la planète sœur de la Terre mais les conditions n’y ont rien à voir. La température à la surface est de plus de 450° Celsius, la pression atmosphérique est 92 fois supérieure à celle de la Terre et elle est recouverte de nuages d’acide sulfurique cachant la surface depuis l’orbite. Longtemps l’étude de la planète s’est faite depuis des stations autour d’elle, puis les progrès sur les matériaux de nouvelles générations et les boucliers énergétiques ont permis aux humains d’installer une base d’études en surface. Les scientifiques y vivent protégés par des couches multiples de protections énergétiques et physiques, et des systèmes de climatisation redondant y maintiennent une température supportable.

     Elie connait déjà son programme, ramasser des cailloux à l’aide de combinaisons réfrigérées, étudier des prélèvements d’atmosphère et le volcanisme de la planète. L’idée étant de déterminer l’histoire de Vénus et si, comme certain en ont émis l’hypothèse, autrefois elle possédait une atmosphère semblable à la Terre avec des océans d’eau liquide.

     Résignée et toujours motivée dans son objectif, devenir pilote, elle rentre préparer ses affaires puis elle ira rejoindre son groupe en partance vers l’intérieur du système solaire, quittant Mars pour la première fois.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog